Bénédiction du mariage des personnes de même sexe

18/05/2015




Position de la CEAF sur la question de la bénédiction du mariage des personnes de même sexe.

Ce dimanche 17 mai 2015, l’Eglise Protestante Unie de France (EPUdF) a déclaré avoir adopté la possibilité (et non l’obligation) pour ses pasteurs, de procéder à la bénédiction des personnes de même sexe ayant contracté mariage.

Dans ce contexte, et pour prévenir toute confusion, il me semble important de rappeler à l’ensemble de nos églises membres certains points déjà abordés sur le sujet.

1 – L’Eglise Protestante Unie de France, tout comme la CEAF, est une fédération d’églises, membre de la Fédération Protestante de France (FPF)

2 – Les fédérations d’églises membres de la FPF gardent chacune leurs
spécificités confessionnelles

3 – Les décisions de l’un des membres de la FPF n’engagent nullement les autres membres

Par ailleurs, la CEAF réaffirme sa position d’opposition à la bénédiction des couples de même sexe car, conformément à la parole donnée au livre de la Genèse (1 : 27 – 28), « Homme et femme il les créa. Dieu les bénit ; Dieu leur dit : soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. », la bénédiction porte sur la fécondité du couple. Or il n’y a aucune fécondité possible pour un couple de personnes de même sexe, donc aucune bénédiction à donner.

Nous engageons nos membres, pour plus de clarté à se référer à l’étude qui a été donnée lors de l’assemblée générale 2012 sur le sujet de l’homosexualité, ci-dessous retranscrite.

Au fil de l’actualité

C’est pourquoi je voudrais re-préciser notre ambition, notre pratique et notre appartenance à l’endroit de ceux qui, saisis par le doute, seraient tentés de se laisser emporter par le vent.

Que le circonstanciel ne prenne pas le pas sur l’essentiel !

Trois sujets à la mode ces derniers temps ont interrogé sur la position de la CEAF et certaines de nos églises ont été inquiétées du fait de notre appartenance à la Fédération protestante. Je veux parler du mariage pour tous, de débat sur le genre et de l’homosexualité.

Je voudrais dès l’abord, lever le voile et préciser  que notre appartenance à la FPF ne nous enlève en rien notre indépendance de penser et notre liberté d’expression.

En clair, la Fédération Protestante de France, organe pluriel des protestants, accepte et encourage la pluralité de penser, de s’exprimer et d’agir. Chacun en fonction de ses convictions, tout en sachant qu’il appartient à une famille spirituelle et historique est libre d’exprimer ses convictions et d’agir en fonction d’elles.

La conséquence logique de cette affirmation, c’est que la position officielle de la FPF, qui prend en compte sa pluralité interne, essentielle sur les questions d’éthique, n’exclut pas le positionnement de chacune de ses composantes.

Les évangéliques, membres de la FPF, sur les questions éthiques, bioéthiques, ont souvent des positions plus proches des catholiques que des libéraux, membres de la même fédération. Cela n’en fait pas pour autant des catholiques, comme cela ne les exclut pas de la FPF.

Pour couper court, voici la position de la CEAF sur ces trois questions précises.

1 – La notion de genre

Vous le savez, cette théorie moderne indique et insiste sur le fait que l’environnement éducatif et traditionnel explique le comportement selon le sexe, oriente les prises de positionnement et est à la base des inégalités observées en ce qui concerne les sexes. La seule façon de résoudre la question, pour les champions de cette théorie, est de remettre en cause les pratiques pour établir l’égalité des sexes.

Qu’en dit la Bible ? Et la CEAF ?

La différence ne conduit pas à l’inégalité.
Bien au contraire. Par le jeu de la complémentarité, elle conduit à une pratique responsable où chacun à sa place, avec ses compétences, ses moyens, ses forces et ses faiblesses, participe à la construction de l’ensemble qui fait en vérité la fierté de tous. De sorte qu’aucune négligence de considération n’est possible.

C’est l’image du corps, chère à Paul, du vis-à-vis de la Genèse qui font du projet divin une pratique humaine où le non-oubli du Maître unique qu’est Dieu, garantit l’égalité.

En bref, l’égalité n’est possible que devant Dieu. C’est en faisant partie de son projet de construction et du maintien de sa création que l’on se surprend complémentaires et que l’on se dit égaux. Hors ce projet et hors Dieu, toute affirmation égalitaire n’est que leurre passager au service d’une chair assoiffée de mort !

Homme et femme, il les créa = égaux

Homme et femme, il les établit = complémentaires dans le projet de gestion de la terre.

Homme et femme, il les bénit pour la fécondité essentielle au maintien.

Mais ces égalités complémentaires ne tiennent qu’à condition de la reconnaissance qui explique la soumission mutuelle indispensable. Sous-mission… je précise, car conscient d’agir ensemble dans un projet commun et pour un seul maître.

La notion du genre, qui exclut cette originalité créationnelle, est donc aux antipodes et de la Bible et de l’humanité.

Il faut l’affirmer !

Mais ne l’oubliez pas, du rejet ou de l’acceptation de cette notion, dépend le reste. On ne peut affirmer le genre et infirmer le mariage pour tous, comme d’autre part on ne peut affirmer la théorie du genre et rejetter les pratiques homosexuelles.

2 – Le mariage pour tous

S’il faut affirmer la difficulté du législateur qui gère le monde dans sa dépravation et qui, de fait, doit essayer de faire place à tous dans la société, il ne faut pas pour autant faire la confusion entre :

  • L’affirmation des principes, qui est du domaine de la foi et de l’église
  • Et la législation qui est du domaine de l’ordre publique.

En prenant le risque de vous choquer, j’ose vous dire, moi qui suis législateur, que voter une loi pour rendre justice à un pan d’humains marginalisés, afin de les remettre dans l’ordre, ne signifie pas toujours prendre une position éthique en sa faveur : un peu d’indulgence pour vos députés !

Essayer de résoudre un mal ne le convertit ni en bien, ni en vérité. Il reste un mal !

Ceci étant dit, laissez-moi donc vous dire la position biblique qui est aussi celle de la CEAF.

Homme et femme, il les créa,

Homme et femme, il les unit,

Homme et femme, il les bénit !

La CEAF, à la suite de la Bible, dit sa préférence et affirme sa conviction : il ne saurait y avoir d’autre union que celle de deux êtres de sexes différents pour un but précis :

  • Vivre en complémentarité en vue d’accomplir ensemble l’œuvre du Seigneur ;
  • Vivre en complémentarité en vue d’assurer ensemble la pérennité de l’humanité.

Seul le mariage entre un homme et une femme répond à la finalité de la bénédiction divine qui dit la fécondité.

Comme pour les protestants le mariage n’est que bénédiction, on ne saurait dire ou faire autrement. La bénédiction d’un couple n’est possible que dans le cadre hétérosexuel.

Telle est notre position.

3 – L’homosexualité

Si la conséquence logique est claire, la pratique quant à elle mérite des précisions complémentaires.

Je m’en vais vous les exposer en quelques lignes.

Pour la CEAF, il existe trois formes d’homosexualité

  • L’homosexualité génétique, naturelle
  • L’homosexualité sociale
  • L’homosexualité pathologique
  • L’homosexualité génétique naturelle

Conscient que soit naturellement, soit par des manipulations de la nature peuvent surgir des accidents génétiques et qu’ainsi le corps ne reflète plus toujours la réalité interne, il est possible qu’accidentellement, dans un corps d’homme subsiste une femme, ou vice-versa. Toute la démarche est alors éducative, en vue de l’intégration et de la maîtrise de son être ou de son corps.

Si la rééducation contre-nature est difficile, voire impossible, ici vient le recours à Dieu et à l’intercession : le Maître peut accomplir les ajustements nécessaires. Délivrance, libération par la prière et le jeûne ont ici toute leur place. Il s’agit là l’un combat spirituel qui concerne toute la communauté et ceci sans jugement du frère ou de la sœur qui n’est que la victime. Il reste que l’accident génétique fait partie de la nature.

  • L’homosexualité sociale

Celui qui nait, grandit et vit dans une communauté dépravée peut finir par penser que ce qu’il vit est naturel.

C’est le lot le plus souvent de ceux qui disent être bisexuel. Parce que plus personne ne leur affirme, à l’instar de Paul, que c’est dans l’ordre des choses « que chaque homme ait son épouse et que chaque femme ait son mari », ils finissent par penser que c’est du pareil au même !

La banalisation pour l’expérience finit par avoir raison de la nature qui, perdue dans une société amorale, ne sait plus reconnaitre les vraies valeurs. Par l’éducation, la découverte de la Bible et l’argumentation logique dans un cercle où les avantages de la complémentarité issue de la différenciation sont clairement enseignés, on finit par convaincre et « sauver » : la délivrance passe ici par l’éducation.

  • L’homosexualité pathologique

Très souvent née d’une révolte contre le sexe opposé, il s’agit ici de l’expression d’une frustration et d’un mal être. Apanage des déçus de l’humain pour cause d’inceste ou de viol, cette forme de repli est difficile à guérir.

La communauté, par son exemple et sa rectitude morale et éthique, est le lieu par excellence de la thérapeutique.

La communauté chrétienne, lieu de complémentarité et de l’exclusion de la domination dans toutes ses formes par la notion de fraternité, finit par venir à bout de peurs et de craintes frustrantes.

Maladie, par la thérapie, tant psychologique que psychiatrique et spirituelle, elle finit par céder. Avec la prière, la guérison intervient et le retour au naturel s’accomplit.

Les conséquences de la dépravation sont terribles !

Que dire encore, sinon que ces quelques précisions ont pour objectif l’ouverture de nos communautés aux pécheurs. Elles seront réellement lieux de conversion et de salut en affirmant clairement leur rejet du péché et leur accueil du pécheur, en vue du salut.

Ne l’oublions pas, c’est notre mission.

L’accusation et le jugement au diable ! La condamnation à Dieu seul. Et à nous l’évangélisation et l’amour envers tous.

J’espère, avec ces précisons, avoir mis fin aux suspicions de quelques inquiets !

Pst Majagira Bulangalire

Pour la CEAF,

Président
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